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APIs: Les serveurs de données déguisés

Gouvernement ouvert 03-05-2020

Épisode 19

Ce que vous allez apprendre

  • Définition d'une interface de programmation d'applications (API)
  • Comment les API peuvent améliorer la fonction publique
  • Qui utilise les API au sein du gouvernement du Canada
  • Comment (et quand) présenter les API à votre gestionnaire ou à votre équipe

Dans cet épisode, nous faisons des expériences. Je me suis inspirée d'une entrevue amusante et approfondie avec des membres de l'équipe du magasin des API et de celle de  Transports Canada,  et j'ai distillé ce que je pense être les parties les plus intéressantes, pertinentes et applicables. Je les ai présenté  dans un style  questions-réponses et j'ai modifié les citations pour en améliorer la fluidité et la lisibilité. Le balado complet est disponible via Soundcloud à la fin de l'épisode.

Je me suis rendue compte que je transige avec les API plus fréquemment que je le pensais.  Lorsque le GC exploite les API, nous canalisons plusieurs normes numériques du GC : travailler ouvertement par défaut, être de bons utilisateurs de données, gérer les risques en matière de sécurité et de protection des renseignements personnels,  et collaborer largement. Il n'est pas nécessaire de travailler dans un secteur informatique pour utiliser ou recommander les API dans le cadre de votre travail.

Personnes interrogées

  • Mohamed Frendi,– directeur
  • Laura Collier, cadre supérieure
  • Ainsley Bernard, programmeur-analyste (Transports Canada)
  • Don Vo, conseiller technique
  • Chrystal Olorunsogo, agente de communication

Qu'est-ce qu'une API?

Une interface de programmation d'applications (API) est un moyen d'échanger des données entre des systèmes informatiques sans compromettre la sécurité de ces systèmes. Les API peuvent être publiées par un fournisseur et utilisées par d'autres.

Ainsley : Personnellement, j’aime bien l’image du restaurant. Vous allez au restaurant et vous voulez commander quelque chose. Le serveur est votre API. Celui-ci prend la porte de service pour aller parler au chef, et le chef vous apporte le résultat, qui est votre repas.

Quels sont les exemples réels d'API?

Ainsley : Bon nombre de ministères ont des API, mais la question est aussi de les rendre accessibles au public. Donc, pour Transports Canada, nous avons conçu une « fonction » Alexa. Une fonction comme celle-là, c’est en fait simplement une amélioration de la capacité d’Alexa, de ses connaissances. Nous avons utilisé une API précisément pour améliorer ses compétences.

Au début, le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) cherchait en réalité des données accessibles au public. L’un des aspects était le rappel de véhicules, dont les données sont hébergées par Transports Canada.

Nous avons donc conçu une fonction en utilisant cette API. Vous pouvez désormais consulter les rappels de véhicules en utilisant votre Alexa à la maison. Le public peut simplement dire : « Alexa, effectue une recherche sur les rappels de véhicules ». Elle vous répondra : « Il existe une fonction de recherche. Voulez-vous la télécharger? »

Mohamed: En tant qu’utilisateur, quand vous allez sur le site Expedia, vous saisissez simplement certains critères : je veux prendre un vol qui arrive ou qui part tel jour, et revenir tel jour, je veux passer trois nuits à l’hôtel. Expedia déclenche alors des appels vers les divers systèmes à distance quelque part dans le monde.

Un homme attend à l'aéroport et regarde un avion décoller.
Photo by JESHOOTS.COM / Unsplash

Lorsque ces appels sont déclenchés, le système n’est qu’un contrat. Si vous me donnez cette donnée d’entrée, je la récupère et je vous renvoie la donnée de sortie. Expédia récupère ces données et les trie selon certains critères. Il ne les stocke pas, il les reçoit en direct, les trie et les donne à l’utilisateur.

Qu'est-ce que la boutique des API?

Laura : La boutique des API est un endroit où l'on peut trouver et publier des API, partager des API et faire passer le message que cela existe, voir comment nous pouvons collaborer ensemble.

Mohamed : Cette boutique joue le rôle d’eHarmony pour les API.

Disons que je veux avoir recours à un service. Vous avez certains critères, exactement de la même manière que fonctionne eHarmony. Une fois que vous cliquez sur ce service, que vous voulez utiliser la plateforme. La boutique des API vous connecte au propriétaire de ce service. Si le propriétaire approuve votre utilisation, il y a soudainement ce lien qui se crée entre votre API, l'éditeur et celui qui utilise cette API par l'intermédiaire de la boutique.

Les API sont-elles sûres, du point de vue de la sécurité des données?

Laura : Les API facilitent les échanges d'information numérique entre les systèmes et les organisations de manière simple et sécurisée. Seules l’information choisie par le fournisseur d'API est accessible par l'intermédiaire de l'API, ce qui garantit l'intégrité de leurs propres systèmes.

À quoi cela pourrait-il ressembler si le gouvernement du Canada exploitait la puissance des API?

Mohamed : Les économies de coûts, tout d’abord. Tout le monde pense, « je dois construire cette petite composante qui va, par exemple, analyser mon adresse pour l’écrire, d’une bonne manière, élégante ». Si j’avais su que vous aviez cette API, je ne la créerais pas, j’utiliserais simplement la vôtre.

Au sein d’un seul et même ministère, imaginez ce que vous pouvez déjà économiser. Élargissez ça à l’échelle du gouvernement. Cela va représenter plusieurs millions de dollars d’économies, si ce n’est pas plus, et le temps de livraison va également diminuer, parce que maintenant au lieu de créer, vous réunissez autant que possible.

Une plante qui pousse dans un bocal de pièces de monnaie.
Photo by Micheile Henderson / Unsplash

Du point de vue de l’utilisateur, nous offrons des services qui sont disponibles pour produire ou traiter des données d’une certaine manière. Nous laissons les Canadiens et les entreprises canadiennes créer les meilleurs services, ce qui permet en quelque sorte aux gens de se faire concurrence.

Quels sont les obstacles que vous avez dû surmonter?

Ainsley : Est-ce que cela règle vraiment un problème? Je pense donc que c’était la partie la plus difficile, de savoir vraiment quel est l’avantage réel pour les Canadiens.

Lorsque nous approfondissons la question, nous constatons que, par exemple dans le cas des rappels de véhicules, les constructeurs fournissent de l’information aux citoyens, mais qu’en réalité, il y a un retard. Si vous vous rendez sur le site Web ou si vous utilisez l’assistant vocal, c’est en fait un moyen plus rapide de savoir s’il y a un rappel. Le fait d’obtenir cette information plus rapidement est un avantage pour les citoyens.

Laura : Nous avons eu un peu de résistance face au fait que les gens devaient s’inscrire au service au début, mais cette inscription permet ensuite d’avoir ces mesures de contrôle. Nous comprenons donc qui sont nos utilisateurs. Ce ne sont pas seulement des personnes anonymes.

Certaines personnes disent simplement qu’il s’agit d’information publique, et qu’elles veulent simplement diffuser cette information. Mais l’information est un peu délicate pour certains groupes de gens. Nous voulons nous assurer qu’elles sont utilisées de la bonne manière.

Ces mesures de contrôle sont donc en place pour que nous puissions comprendre qui sont nos utilisateurs, qui utilise et qui diffuse cette information. S’il y a des problèmes, nous savons où aller.

Parallèlement, nous avons ouvert un système de communication avec certains utilisateurs de nos données, grâce auquel nous pouvons travailler ensemble pour améliorer ces données à l’avenir. Nous pouvons également modifier la manière dont ces données sont présentées ou regroupées afin de contribuer à l’amélioration des services.

Comment recommanderiez-vous de présenter les API à un dirigeant principal de l’information, qui n’est pas spécialisé en informatique?

Don : Je pense qu’il est important pour les gens qui ne sont pas spécialisés, d’apprendre à connaître les API, juste pour savoir quand en exiger, n’est-ce pas? Je veux dire, si vous savez que vous participez à une réunion et que vous parlez d’une nouvelle version de votre système d’entreprise, qui est en train de sortir. Il ne faut pas faire beaucoup d’effort pour dire, par exemple, « avez-vous des API »?

Je ne suis pas nécessairement un spécialiste de la TI. Je ne sais pas comment appeler les API ou concevoir une application, mais je suis sûr que si vous exposez les données de manière que d’autres personnes puissent les utiliser, des gens les utiliseront et feront quelque chose d’utile avec elles.

Laura : D’un point de vue extérieur au domaine de la TI, la question est la suivante : quelle est l’information ou quelles sont les données utiles que je possède et que je partage avec d’autres? Y a-t-il une meilleure façon de les partager, et cette meilleure façon est-elle avec une API?

Je pense qu’ils devraient se poser cette question lorsqu’ils envoient des feuilles de calcul Excel […] qu’ils ne peuvent transmettre qu’à une seule personne, mais qu’ils essaient de transmettre cette information à plusieurs personnes ou à plusieurs ministères. C’est là qu’ils peuvent dire : « Peut-être que cette API peut m’aider à faire passer ce message plus rapidement et plus facilement, et donc m’aider à me libérer pour faire autre chose.

Comment recommanderiez-vous de présenter les API à un dirigeant principal de l’information qui est spécialisé en informatique?

Mohamed : Le SCT a publié une directive sur les API, qui oblige ou autorise désormais les ministères à intégrer des microservices et des API dans leurs logiciels.

Laura : Je pense donc qu’il s’agit de faire comprendre aux programmeurs et aux agents de prestation de services qu’il y a un potentiel à exploiter si vous comprenez les API, que vous pouvez vraiment changer vos processus opérationnels, que vous pouvez vraiment étendre la portée de vos services. Comme je l’ai déjà dit, vous gardez toujours le contrôle de ces informations dans les données, vous faites simplement les choses d’une manière plus intelligente et plus numérique.

Nous serions heureux de planifier une séance d'information sur les avantages des API et de la boutique des API avec votre dirigeant principal de l’information et vos équipes de direction. Ils doivent nous contacter à la boutique des API sur la page de soutien de notre site. Nous serons heureux de travailler avec eux pour les intégrer à la boutique!

Comment les Canadiens peuvent-ils s'impliquer davantage?

En recommandant le type de données ou d'informations (en temps réel) qu'ils souhaitent obtenir du GC (sur la page de soutien). Les personnes qui utilisent les API proposées peuvent également faire des suggestions sur la manière de les améliorer.

En conclusion

Je ne veux pas dévoiler mon identité générationnelle, mais ceux qui se souviennent de Field of Dreams ( Le Champ des rêves) avec Kevin Costner se souviendront de cette célèbre réplique : "Si vous le construisez, ils viendront."

Compte tenu de notre discussion, je pense que ceci pourrait être plus approprié : "Si vous le partagez, ils construiront."

Pièce de lego
Photo by Hello I'm Nik 🍌 / Unsplash

Apprenez-en plus sur APIs

Balado


Rebecca

Je m’appelle Rebecca Rebecca, bienvenue sur le balado Trajetsenbus. Je suis ici avec l’équipe du magasin des API, ainsi qu’avec Ainsley Bernard de Transports Canada. Nous nous trouvons donc réunis avec quelques personnes autour de notre table aujourd’hui. De l’équipe du magasin des API, voici le directeur Mohammad Mohamed, à qui je souhaite la bienvenue. Laura Laura. Elle est cadre supérieure. Nous accueillons aussi Don Vo, conseiller technique.

Don: Bonjour.

Rebecca: Et Chrystal Olorunsogo. Et de nouveau, nous accueillons l’analyste-programmeuse Ainsley Bernard, de Transports Canada.

Rebecca: Très bien. Bienvenue à tous. Pour commencer, qu’est-ce qu’une API?

Mohammed: Qu’est-ce qu’une API? Bonne question. On peut expliquer ce qu’est une API de plusieurs façons. Mais si nous l’envisageons dans une perspective « grand public », imaginez-la comme une pièce de Lego que l’on peut utiliser et réutiliser pour assembler des pièces plus complexes, qui permettent d’obtenir de beaux montages, disons, peu importe. Dans le reste du monde, ou plutôt dans le milieu informatique, une API, c’est simplement une composante, un logiciel qui gère des données d’entrée et des données de sortie et que les gens peuvent utiliser indépendamment de toute autre infrastructure.

Groupe: C’est très intéressant.

Don: En fait, pour un passionné d’informatique, vous savez, c’est un contrat. Je vous jure que j’ai cette API. Si vous appelez l’API de cette façon, vous savez, vous demandez certaines choses, je vous donnerai ce que vous demandez, les données structurées. Donc vous pouvez faire quelque chose avec ces données.

Laura: Et c’est en temps réel. C’est donc l’aspect positif d’une API. Il ne s’agit donc pas de faire des appels aléatoires. Il s’agit plutôt de faire un appel aléatoire à un moment précis pour obtenir une donnée précise qui existe à ce moment-là. Vous obtenez donc vraiment ces informations en temps réel, quand vous en avez besoin.

Rebecca: Eh bien, c’est fascinant. Et je me souviens d’un excellent exemple que Mohammad m’a donné, c’est le site Expedia. Donc Expedia, c’est comme un agrégateur qui extrait les données des vols de nombreuses sources différentes. Et le système utilise une API.

Mohamed: Tout à fait. Donc, en réalité, Expedia n’est pas construit comme un grand système étroitement connecté à tous les systèmes des transporteurs ou des hôtels. En tant qu’utilisateur, quand vous allez sur le site Expedia, vous saisissez simplement certains critères : je veux prendre un vol qui arrive ou qui part ce jour-là et revenir ce jour-là, je veux passer trois nuits à l’hôtel, Expedia, peux-tu me dire... voici mon point de départ et voici ma destination. Alors Expedia, donne-moi les vols, et à ce moment-là Expedia déclenche des appels vers les divers systèmes à distance quelque part dans le monde, que ce soit en France ou en Chine; ces systèmes pourraient être n’importe où, ils exposent toutes les API. Donc, lorsque ces appels se produisent, le système, comme l’expliquait Don, n’est qu’un contrat. Si vous me donnez cette donnée d’entrée, je la récupère et je vous renvoie la donnée de sortie. Donc, ces données sont récupérées par Expedia et triées selon certains critères. Expedia lui-même ne stocke pas les données, il les reçoit en direct, les trie et les donne à l’utilisateur. Une fois que vous avez terminé votre tri, disons que vous choisissez un vol, au moment où vous cliquez à nouveau pour réserver ce vol, il y a encore un autre appel API qui va dans le système du transporteur que vous avez choisi et qui traite votre réservation de vol.

Rebecca: Et comme Laura l’a mentionné, cela se passe en temps réel.

Mohamed: Oh, ouais.

Rebecca: Franchement, c’est plutôt incroyable.

Ainsley: Personnellement, j’aime bien l’image du restaurant. Vous allez au restaurant, vous voulez commander quelque chose, et le serveur est votre API. Alors il prend la porte de service pour aller parler au chef, et le chef vous apporte le résultat, qui est votre repas. Tout à fait. Donc, essentiellement, c’est de cela qu’il s’agit.

Don: En fait, je pense que vous seriez surpris de constater que le gouvernement utilise déjà beaucoup d’API. C’est juste que, le problème, c’est qu’elles ne peuvent pas être détectées, ou qu’elles sont simplement utilisées pour elles-mêmes, à l’interne. Parce que l’idée, comme vous le savez, en matière de développement de logiciels, nous avons toujours eu ce paradigme, qui veut que vous ayez une couche de présentation, que ce soit une application, une application Web, ou autre chose, et puis vous avez le système dorsal qui, comme les données, a une logique opérationnelle, et ce genre de choses. Le paradigme de la séparation entre vos services et votre présentation a donc toujours été là. Et cela se traduit généralement par des API, des appels de service et d’autres choses du genre. C’est juste la volonté d’échanger et la capacité d’échanger cette information, les services, ce que les gens sont très désireux de faire maintenant.

Ainsley: Ce qui est important de savoir, c’est que de nombreux ministères ont des API, mais il s’agit aussi de les rendre accessibles au public. Bon. C’est donc en grande partie ce que Don disait à propos de cette séparation. C’est une pratique que nous avons toujours eue en tant que concepteurs, il s’agit de mettre cette API à la disposition du public.

Rebecca: N’est-ce pas? C’est donc maintenant notre secret le mieux gardé. Bon, donc vous devez connaître quelqu’un qui connaît une autre personne qui a une API. Alors, c’est comme trouver quelque chose qui est tombé d’un camion, vous savez...

Laura: Mais c’est là que le magasin entre en jeu. Le magasin des API que nous avons mis en place vise à faciliter cette découvrabilité; c’est un endroit où nous pouvons tous nous retrouver pour trouver des API, publier des API, partager des API et vraiment faire passer le message que cela existe. Et voyons comment nous pouvons collaborer.

Mohamed: Cela répond à plusieurs aspects de la sécurité de la découvrabilité, parce que par le biais de ce magasin des API, vous vous assurez que seules certaines personnes pourront appeler votre API. Vous ne pouvez pas apporter une couche de sécurité entre l’appelant et le fournisseur. Ce magasin des API joue le rôle d’eHarmony pour les API. Vraiment, c’est le cas; il y a un consommateur, il y a un producteur, et le magasin des API est le site de jumelage eHarmony. Je dirais : je veux avoir ces services. Laissez-moi vérifier si vous répondez à certains critères, exactement de la même manière que fonctionne eHarmony. Désolé, je n’utilise pas ce genre de services, je les connais, tout simplement.

Mohamed: Je travaille actuellement avec l’industrie alimentaire, surtout avec Loblaws.

Rebecca: Et l’industrie des rencontres amoureuses, apparemment.

Mohamed: Pas encore. Je suis donc actuellement en train de faciliter une certaine interaction avec Loblaws. L’objectif, c’est de discuter avec eux ainsi qu’avec Santé Canada et l’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments) et éventuellement d’offrir certains services. Cela permettra aux citoyens canadiens, grâce à leur application mobile, d’être informés, par exemple, des rappels d’aliments, de médicaments ou de jouets en cas de risque d’empoisonnement ou de tout autre risque pour leur santé. Donc cela évite d’écouter les nouvelles tout le temps en se disant, peut-être qu’ils vont dire qu’il y a un rappel d’aliments, ou ce genre de choses. Ou peut-être que votre tomate est infectée par la salmonelle. Maintenant, tout à coup, parce que vous avez l’application mobile de Loblaws, ou du Choix du Président ou quelque chose comme ça, ouais, dès que l’événement se produit, vous recevez une notification prioritaire et vous ouvrez votre téléphone. Oh, il y a un problème.

Rebecca: Bon, votre plat est prêt. Utilisez le serveur...

Mohamed: Non, votre plat est dangereux!

Rebecca: Donc, si je vous comprends bien, le magasin des API est un endroit où les Canadiens... cela peut même être un test décisif de ce que veulent les Canadiens, de ce à quoi ils veulent avoir accès. Je m’intéresse donc au type d’interaction que vous observez, est-ce que vous constatez une certaine participation du magasin, et est-ce que les gens recherchent différents types d’informations?

Don: Oui, oui, nous avons certainement reçu beaucoup de réactions. Vous savez, le genre de listes de souhaits des API que les gens aimeraient, vous savez, les gens de l’industrie tout comme les membres du grand public, et des choses du genre. Et vous savez, au bout du compte, nous nous contentons de faire savoir aux ministères qu’il y a un intérêt. Et finalement, on reste en quelque sorte bloqué sur le cycle de vie du projet informatique, genre, si la demande est suffisante pour justifier les coûts et l’initiative, alors on peut aller de l’avant. Je veux dire, vous savez, ce sont uniquement des frictions regrettables que vous avez quand vous faites avancer les choses. Mais nous encourageons les gens à toujours prendre contact et à montrer leur intérêt, parce que nous, vous savez, nous ne pouvons mesurer l’intérêt qu’à partir de ce que les gens nous disent.

Mohamed: Tout à fait. Et l’idée derrière tout cela, c’est qu’à un moment donné, le gouvernement passe du développement d’applications à l’offre et aux services et laisse les Canadiens ou les entreprises canadiennes créer ces applications, pour reprendre cet exemple d’OC Transpo. OC Transpo n’a pas voulu créer lui-même une application mobile, car il faut la développer pour ces appareils, et savoir pour quels appareils, Android, Apple, quelle version. Alors ils se sont dit, vous savez quoi, pourquoi ne pas simplement exposer les données et laisser les gens créer ces services? Formidable. Nous voulons changer de vision pour devenir une société canadienne axée sur l’utilisateur. En tant que Canadien, je veux m’asseoir sur mon canapé, je me fiche de savoir si j’ai affaire à l’administration municipale ou au gouvernement provincial ou fédéral, tout ce que je veux, c’est traiter avec les services publics.

Rebecca: Ouais. Et je veux que cela soit efficace. J’adore ça, ça remet le contrôle entre les mains des personnes qui veulent s’en occuper. Il peut s’agir d’un gars dans son sous-sol, d’une entreprise privée, et voilà : c’est comme si vous vous rendiez compte que les Canadiens sont, d’une certaine manière, agnostiques du point de vue du fournisseur. Ils veulent juste obtenir l’information. J’adore cette idée, parce que cela nous enlève la pression de devoir sous-traiter le travail, chercher l’application, prendre deux ans pour développer l’application, ou les applications, vous savez, nous devons les mettre à l’essai. Et peut-être qu’elles ne valent plus rien.

Don: Oui, parce qu’il y a beaucoup de transactions entre les gens et le gouvernement qui sont très difficiles, on entend beaucoup parler de... les rapports avec le gouvernement, au nom des particuliers et des entreprises, génèrent beaucoup d’activité, n’est-ce pas? Alors, pourquoi... est-ce que le système est dépassé, peut-être qu’il porte juste un peu à confusion. Mais si nous avons ceci, cette API, ce contrat où, vous savez, vous fournissez un service. Maintenant, en ce qui concerne la présentation, c’est aux autres entreprises ou particuliers d’en décider, ceux qui peuvent peut-être faire un meilleur travail ou qui sont simplement prêts, vous savez, à surmonter les embûches ou les difficultés pour fournir le service.

Rebecca: Ça me plaît vraiment.

Laura: Et ce qui est vraiment bien dans tout cela, c’est que nous gardons le contrôle des messages. Cela reste nos données. Nous continuons de contrôler les données qui existent quelque part. Ce n’est pas en train d’être dissimulé, ou rien de la sorte. Ce sont nos données. Elles sont toujours fiables. Elles viennent de la véritable source. Mais maintenant, nous élargissons notre portée. Donc, au lieu que nous, en tant que gouvernement, nous essayions de promouvoir... oh, nous avons ce service, ou nous avons ces informations qui pourraient vous intéresser... maintenant, nous laissons le marché, ou d’autres partenaires tiers ou d’autres ordres de gouvernement, les développer encore plus. Il y en a donc d’autres qui peuvent maintenant intégrer cela dans leurs propres services et faire en sorte que cette portée y soit également étendue. Mais nous pouvons toujours garder le contrôle de nos données.

Rebecca: Ça me plaît, parce que c’est un peu comme des solutions d’externalisation ouverte, on remet tout ça entre les mains des gens. C’est exactement cela. Tout à fait. C’est fantastique.

Rebecca: Et avant de passer à autre chose, vous savez, j’aime que les choses restent détendues. Je tiens donc à souligner que les membres de cette équipe sont hilarants. Ils riaient déjà quand ils sont entrés dans la salle. Alors j’aimerais savoir ce que vous préférez faire en équipe?

Mohamed: Demander aux informaticiens ce qu’ils préfèrent. Nous sommes probablement les gens les plus, comment dire… des gens ternes.

Chrystal: Ils parlent pour eux-mêmes. Je suis fière de ne pas être aussi terne.

Mohamed

Et voilà.

Don: Je veux dire, oui, genre, est-ce que je préfère la réunion quotidienne, ou est-ce que je préfère le compte rendu du sprint?

Mohamed: Laissez-moi parler à l’équipe. Je pense que l’une des choses que l’équipe aime, en particulier Do, ce sont les jeux. C’est arrivé plusieurs fois. Il se trouve que je l’ai vu, je suis entré en pensant que l’équipe travaillait. Et sur quoi travaillent-ils à l’écran? Ils branchent leur console, et ils jouent à des jeux en équipe, c’est ça la consolidation de l’esprit d’équipe!

Don: Pour être honnête, il y a un baby-foot au quatrième étage, ce que le ministère encourage.

Rebecca: Oui. Y a-t-il eu des moments drôles pendant les périodes que vous avez passées ensemble?

Mohamed: En tant qu’équipe? Probablement Don. C’est un grand farceur.

Des petites plaisanteries, généralement pendant les réunions informelles quotidiennes, nous avons plaisanté pendant que nous réalisions cette initiative. C’est vrai. Eh bien, j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à travailler avec cette équipe. Bon. Nous avons donc essayé d’être le moins terne que possible, peut-être que c’était terne du point de vue de la plaisanterie. Mais nous le sommes vraiment en tant qu’organisation, du moins dans mon équipe. J’essaie d’avoir une hiérarchie organisationnelle très terre-à-terre. Je n’ai pas ceci, vous devez en parler à votre supérieur hiérarchique ou au directeur. Non, tout le monde est accessible en même temps. Ce que nous cherchons, c’est à nous sentir bien dans l’équipe et aussi à être efficaces pour prendre des mesures lorsque cela est nécessaire. Nous essayons d’être aussi souples que possible, même si nous avons parfois des délais très serrés et une certaine demande, et que c’était une initiative très médiatisée; l’année dernière, nous avons travaillé incroyablement fort, dans des délais très serrés; je me souviens d’une anecdote où nous avons annoncé à l’interne ici à certains partenaires que nous travaillions à l’obtention d’un magasin des API, c’était en juin 2018. Nous travaillons à la préparation d’un magasin des API pour le gouvernement d’ici à la fin de l’année fiscale; je dirais, probablement quelques heures plus tard, le DPI du gouvernement du Canada avait déjà gazouillé à ce sujet, donc cela avait cessé d’être un objectif. Vous feriez mieux d’agir maintenant. Maintenant, la population est au courant.

Rebecca: Oui. Oui. Sans rire. Je ne blague pas. Donc, c’était les sacs de couchage au bureau.

Don: C’est un bruit particulier, vous vous en rendez compte quand vous le faites, vous ne savez pas si vous riez ou si vous pleurez.

Mohamed: Et ce qu’il y a de beau avec le nuage, c’est que vous n’avez pas besoin de dormir au bureau tant que vous travaillez à domicile, 24 heures sur 24, c’est bien d’être à la maison. Oui, les semaines étaient longues.

Rebecca: Et pour ceux qui ne le savent pas, la réunion informelle quotidienne, on l’appelle parfois une mêlée. Et c’est ce qu’on dit. C’est un terme agile. Donc, cela fait référence à tout le cadre de la mêlée. Et vous utilisez beaucoup de termes spéciaux, qui font partie de l’ensemble du processus, où vous avez votre mêlée quotidienne ou votre réunion, pour en quelque sorte avoir une visibilité sur la façon dont les choses se passent, pour demander de l’aide, pour parler de votre charge de travail, pour voir comment vous pouvez vous aider les uns les autres. C’est donc une façon très différente de travailler.

Mohamed: Oui, et pour dire la vérité, nous sommes très fiers de ce que nous avons livré, et pas pour de mauvaises raisons. Tout d’abord, nous avons été invités à un sommet à Boston l’année dernière pour présenter ce magasin des API comme première au monde, et on m’a personnellement abordé, et on a aussi abordé l’équipe; différents gouvernements du monde entier ont aussi pris contact avec moi, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, et récemment le gouvernement japonais, qui veulent profiter de la même solution.

Rebecca: C’est donc une première mondiale?

Mohamed: Nous sommes les premiers au monde à procéder de cette façon. D’autres gouvernements, par exemple celui de la Nouvelle-Zélande, ont essayé de faire quelque chose de semblable au sein d’un ministère, et cela n’a pas réussi. Ils l’ont entièrement externalisé, alors que dans notre cas, nous l’avons fait vraiment à l’interne au gouvernement. Il s’agit principalement d’employés du gouvernement, et la solution fonctionne très bien. Et comme je l’ai dit, c’est tellement bien accueilli que ces pays veulent l’avoir... donc je sais que dans le cas de l’Australie, nous travaillons toujours avec eux pour signer des protocoles d’accord afin que nous puissions partager le code et les pratiques, pour qu’ils puissent le faire eux-mêmes. Le Royaume-Uni a fait la même chose, ils ont pris contact avec nous; au Japon, ils ont récemment organisé un sommet là-bas et ils voulaient que je leur en parle, et nous sommes toujours en collaboration parce qu’ils veulent faire la même chose.

Rebecca: Je pense que c’est remarquable, parce que cela ne fait que mettre en avant le gouvernement ouvert, l’initiative Au-delà de 2020 – agile, inclusif, outillé et, en quelque sorte, à nouveau, redonner aux gens et être à la pointe du progrès. Donc je pense vraiment, je pense vraiment que c’est génial. Je voudrais passer la parole à Ainsley, parce que je pense que je suis l’une de ces personnes qui apprennent vraiment avec des exemples, donc j’aimerais savoir, vous êtes, vous venez de Transports Canada et en ce moment vous utilisez des API. Alors, pouvez-vous décrire comment, comment ça se passe?

Ainsley: Oui. Donc, pour Transports Canada, nous avons développé une « fonction » Alexa. Et une fonction comme celle-là, c’est en fait simplement une amélioration de la capacité d’Alexa, de ses connaissances. Nous utilisons donc spécifiquement une API pour améliorer ses compétences. Ainsi, tout ce projet Alexa est en fait né de l’API. Au début, le SCT cherchait en réalité des données accessibles au public. Et l’un des aspects était le rappel de véhicules, dont les données sont hébergées par Transports Canada. Ils ont donc jugé que c’était quelque chose de viable. Et donc nous avons développé une fonction en utilisant cette API. Donc, essentiellement, vous pouvez consulter les rappels de véhicules en utilisant votre Alexa à la maison.

Rebecca: Donc si vous pensez échelle ou compétence, c’est compétence, compétence, d’accord. Donc il s’agit d’améliorer Alexa, bon. D’accord, c’est pas mal. Donc, vous avez créé une sorte de super-Alexa, je m’imagine un rat de laboratoire. Ouais, un rat auquel on aurait injecté des pouvoirs.

Ainsley: Oui, essentiellement. Oui. Donnez-lui des capacités.

Rebecca: Donc, est-ce que vous avez eu besoin de parler à l’entreprise qui gère Alexa pour faire cela? Ou comment avez-vous piraté Alexa?

Ainsley: En fait, ils fournissent une trousse de développement logiciel. Il n’y avait donc pas besoin de piratage. Le principal problème, c’était de fournir les données de formation à Alexa. En réalité, l’API elle-même ne fournit pas la matière première. Donc, quand on parle de restaurants, et que vous dites au serveur, bon, préparez-moi ce plat, c’est bon. Mais si vous avez les matières premières comme les oignons, les poivrons verts, et toutes les protéines et tout ce genre de choses, en fait ces ingrédients, vous devez les fournir à Alexa. Elle peut en fait tirer ses propres conclusions, essentiellement. Ce n’est pas l’API qui s’en est chargée. Nous avons donc dû, à l’interne, recueillir toutes ces données et les lui fournir. Et il y a d’autres complexités... nous avons dû essentiellement relier les données particulières pour pouvoir extraire et envoyer des textos aux utilisateurs.

Rebecca: Impressionnant. Alors où en sont les choses, maintenant?

Ainsley: Cela fonctionne maintenant, c’est accessible au public. Les gens l’utilisent, et maintenant nous commençons à avoir un peu plus... le projet était censé être un projet pilote de six mois. Il a été prolongé. Et donc, nous faisons davantage de marketing pour le faire connaître, essentiellement.

Mohamed: Donc, si quelqu’un veut utiliser Alexa pour avoir la fonction de Transports Canada, qu’est-ce qu’il doit faire, il a un module Alexa à la maison, qu’est-ce qu’il doit faire?

Ainsley: Il peut donc simplement dire à Alexa : « Cherche les rappels de véhicules ». Et puis elle essaiera de l’interpréter et dira, hé, il y a cette fonction. Voulez-vous la télécharger? Donc, il n’a pas besoin de chercher, il suffit de le dire, et elle essaiera de récupérer la fonction pour lui, et puis lui demandera s’il veut la télécharger.

Rebecca: Impressionnant. C’est assez incroyable. C’est une histoire formidable.

Combien de temps est-ce que cela a pris?

Ainsley: Cela a pris environ huit mois. Oui. Il s’agit donc simplement d’apprendre à utiliser la trousse de développement logiciel, et d’apprendre comment utiliser cette trousse pour développer cette fonction.

Rebecca: Bon. Je me pose une question, parce que je veux situer cela dans un contexte réel dans lequel les gens travaillent. Et je sais que la peur est une émotion très puissante. Alors, quand ce travail était en cours, ou même dans le cas du magasin des API, quels obstacles deviez-vous surmonter en ce qui concerne les craintes des gens?

Ainsley: Je pense qu’essentiellement, les gens avaient peur... parce que notre projet n’avait pas vraiment de raison définitive pour laquelle nous réalisions ce projet en ce qui concerne, par exemple, est-ce que cela règle vraiment un problème? Donc, nous étions plutôt... c’est une idée novatrice, et essayons de voir ce que l’assistance vocale peut faire et ce qu’elle peut apporter aux citoyens canadiens. Je pense donc que c’était la partie la plus difficile, de savoir vraiment quel est l’avantage réel pour les Canadiens? Et en fait, lorsque nous approfondissons la question, nous constatons en quelque sorte que, par exemple dans le cas des rappels de véhicules, les constructeurs fournissent des informations aux citoyens, mais qu’en réalité, il y a un retard. Si vous vous rendez sur le site Web ou si vous utilisez l’assistant vocal, c’est en fait un moyen plus rapide de récupérer un rappel. C’est donc cela, en fait, en voir les avantages réels, c’est en fait quelque chose de très puissant. Et en sachant qu’un article a paru sur quelqu’un qui n’avait pas reçu l’avis de rappel et qui a eu des problèmes de moteur, et qui parlait du coût du remplacement de votre moteur, simplement parce que vous n’avez pas pris d’effet ou que vous ne saviez pas, quoi qu’il en soit. Alors le fait d’obtenir ces informations plus rapidement est un avantage pour les citoyens.

Rebecca: Ça aussi, ça me plaît. Parce qu’en général, vous savez, vous faites votre étude sur les utilisateurs, qui dit que cela doit être séparé de la prestation d’un service, ou se situer en quelque sorte à la fin d’un service, est-ce que vous répondez au sondage, et vous savez, vous obtenez 10 % de participation? Ou 30 % si vous avez de la chance. Donc, dans ce cas, les gens font ce qu’ils veulent faire, ce qu’ils veulent naturellement faire, et vous obtenez des données.

Mohamed: Exactement. Oui. Très, très bonne façon de voir ça.

Rebecca: Oui. Alors on voit de quoi il s’agit, j’adore ça.

Mohamed: La collecte continue de données, ça n’a rien à voir avec des données privées. C’est simple, nous savons que ce service est utilisé 10 000 fois par jour, ou un million de fois par jour. Et plus nous observons... mais si nous voyons, par exemple, que le service n’est pas du tout demandé, alors cela nous apprend quelque chose, peut-être que les Canadiens ne le connaissent pas, peut-être qu’ils ne l’aiment pas. Pouvons-nous faire un travail de sensibilisation et voir ce qu’ils souhaitent voir? C’est donc vraiment vous qui recueillez les informations qui vous permettent d’améliorer continuellement les services que vous offrez?

Rebecca: Je veux dire, il semble que le potentiel des API dans le contexte du gouvernement du Canada est énorme. Par exemple, à quoi cela pourrait-il ressembler si le gouvernement du Canada misait réellement sur la puissance des API?

Mohamed: À beaucoup de choses. Les économies de coûts, tout d’abord. Nous sommes sûrs qu’au sein d’un même ministère... je ne parle pas des coûts entre ministères. Il y a de multiples composantes, des API, qui sont créées sur des projets séparés, parce que, comme nous le disions auparavant, elles sont toutes cloisonnées. Tout le monde pense, je dois construire cette petite composante qui va, par exemple, analyser mon adresse pour l’écrire, d’une bonne manière, élégante, tout le monde va faire ça. Si j’avais su que vous aviez cette API, je ne la créerais pas, j’utiliserais simplement la vôtre. Et si on l’envisage au sein d’un seul et même ministère, imaginez ce que vous pouvez déjà économiser, et ensuite élargissez ça au niveau du gouvernement, cela va représenter plusieurs millions de dollars d’économies, si ce n’est plus, et le temps de livraison va également diminuer, parce que maintenant au lieu de créer, vous réunissez autant que possible. Mais maintenant que nous entrons dans l’ère de l’Internet des objets, peut-être que votre réfrigérateur va vous dire que cette tomate, celle que vous avez achetée la semaine dernière, peut être jetée, parce qu’elle est empoisonnée?

Rebecca: C’est la moitié de mon frigo, vraiment. Vous savez quoi, Mohammad? Je suis convaincue. Bon, donc j’ai... j’ai complètement adopté les API. Et j’écoute cet épisode et je suis une employée de la TI au ministère X. Comment puis-je participer davantage à ces développements? Comment puis-je présenter mon argumentaire? À qui dois-je le présenter?

Mohamed: Vous le présentez des deux côtés. Tout d’abord, évidemment, au sein de votre ministère, il doit y avoir un certain intérêt à créer des API, ce qui, je pense, existe déjà. Nous avons fait beaucoup de sensibilisation, nous avons envoyé de nombreuses communications. Le DPI du gouvernement du Canada nous a beaucoup aidés à faire en sorte que cela devienne une réalité. Par ailleurs, le SCT a publié une directive sur les API, qui oblige ou autorise désormais les ministères à intégrer des microservices et des API dans leurs logiciels.

Laura: Il s’agit donc vraiment de travailler avec les unités opérationnelles. Donc, pour ceux qui fournissent des programmes et des services au sein de leurs ministères, si vous fournissez un programme ou un service, il y a de fortes chances que vous échangiez des informations ou des données avec quelqu’un d’autre, ou que vous collectiez des données qui pourraient être utilisées par quelqu’un d’autre. Je pense qu’il y a des concepteurs de TI qui comprennent ces systèmes ou qui comprennent ce que nous faisons pour les processus en toutes choses. Il s’agit maintenant de travailler ensemble avec leurs groupes de prestation de programmes et de services au sein de leur organisation. Ils peuvent commencer à vraiment voir des possibilités qui pourraient changer les choses en invoquant ou en créant des API, peut-être que nous pouvons maintenant échanger des informations entre les ministères pour aider à améliorer les services, nous pouvons communiquer ou publier des informations au public, où d’autres pourraient commencer à utiliser ces services également. Je pense donc qu’il s’agit non seulement de présenter un argumentaire du point de vue de la TI, mais aussi de faire comprendre aux programmeurs et aux agents de prestation de services qu’il y a un potentiel à exploiter si vous comprenez cette API, que vous pouvez vraiment changer vos processus opérationnels, que vous pouvez vraiment étendre la portée de vos services. Et comme je l’ai déjà dit, vous gardez toujours le contrôle de ces informations dans les données, vous faites simplement les choses d’une manière plus intelligente et plus numérique.

Mohamed: À cet égard, deux aspects du volet de la TI signifient que vous travaillez à changer la culture, à développer cette capacité à créer des API. Le deuxième aspect est le suivant : prenez contact avec nous, avec l’équipe des API, le centre d’expertise du gouvernement du Canada, pour que nous vous donnions accès au magasin, afin que vous puissiez commencer à publier et à interagir avec le magasin des API.

Laura: Je pense aussi qu’en communiquant avec le magasin, nous sommes prêts à venir parler à vos équipes de direction, à parler à vos secteurs de programmes opérationnels, et à leur faire savoir ce qu’est le magasin, ce que sont les API, et à voir s’il y a des moyens de travailler ensemble et de collaborer, et de faire en sorte que les groupes se parlent, ou même si nous devons faire venir des partenaires pour travailler ensemble sur certaines choses, alors je pense que nous avons la capacité de le faire s’ils s’adressent à nous.

Rebecca: Bon. Oui, parce que je pense qu’il y a des capacités à renforcer et des connaissances à acquérir. Cela nous ramène au sujet de la formation.

Chrystal: La formation a donc été évoquée à plusieurs reprises et, pour l’instant, c’est quelque chose que nous aimerions faire, quand le temps le permettra. Mais pour l’instant, ce que nous essayons de savoir, c’est dans quelle mesure les gens le souhaitent. Les gens veulent-ils que nous offrions une formation? Nous essayons donc d’obtenir de bons ballons d’essai. Donc, à tous ceux qui nous écoutent, si cela vous intéresse, c’est certainement le moment de s’adresser à nous, parce que ce serait formidable. Parce que, bien sûr, nous avons ces formations que nous donnons. Et c’est comme si, nous pouvons certainement, nous avons l’équipement, nous avons les connaissances pour la donner, mais qui souhaite la suivre? Pour que nous puissions l’adapter, de quoi voulez-vous que nous parlions? Que voulez-vous savoir à ce sujet? Comment voulez-vous que nous nous y prenions? Ce genre de choses serait également une excellente chose à faire. Et c’est quelque chose que nous voulions faire dès que possible. Mais bien sûr, cela demande du temps et de la planification. Vous ne voulez donc pas vous lancer tête baissée dans cette aventure. Alors oui, c’est un point à considérer. En tant que centre d’expertise (CE), nous pouvons dispenser notre propre formation indépendante aux gens. Et si nous faisons d’abord une formation pour les concepteurs, nous espérons que l’intérêt se manifestera et que nous pourrons mettre en place une autre formation à l’intention des personnes axées sur l’entreprise. Et bien sûr, plus l’intérêt est grand, plus nous pouvons nous concentrer sur différents aspects des gens.

Rebecca: Nous avons donc fait un joli résumé de la façon dont un spécialiste de la TI pourrait, pourrait présenter cela ou pourrait utiliser le magasin des API. Mais qu’en est-il de quelqu’un qui n’est pas spécialiste de la TI?

Don: Eh bien, je pense qu’il est important pour les gens qui ne le sont pas, d’apprendre à connaître les API, juste pour savoir quand en exiger, n’est-ce pas? Je veux dire, si vous savez que vous participez à une réunion et que vous parlez de, oh, une nouvelle version de notre, vous savez, système d’entreprise, qui est en train de sortir. Il ne faut pas faire beaucoup d’effort pour dire, par exemple, avez-vous des API? Par exemple, y a-t-il moyen d’en avoir? Je ne suis pas nécessairement un spécialiste de la TI, je ne sais pas comment appeler les API ou écrire une application, mais je suis sûr que si vous exposez les données de manière que d’autres personnes puissent les utiliser, des gens les utiliseront et feront quelque chose d’utile avec elles.

Laura: Oui, je pense que c’est vraiment, d’un point de vue extérieur au domaine de la TI, la question suivante : quelles informations ou quelles données utiles est-ce que je possède et que je partage avec d’autres, et y a-t-il une meilleure façon de les partager, et cette meilleure façon est-elle une API? Je pense que s’ils se posent cette question maintenant, nous sommes sauvés. Je leur envoie des feuilles de calcul Excel avant de leur envoyer de gros fichiers qu’ils ne peuvent transmettre qu’à une seule personne, mais j’essaie de transmettre ces informations à plusieurs personnes ou à plusieurs ministères, etc. C’est là que je peux dire, oh, peut-être que cette API peut m’aider à faire passer ce message plus rapidement, plus facilement, et libérer mon temps pour faire d’autres choses. Je pense donc que c’est vraiment comprendre ce qu’une API peut faire pour leurs propres programmes dans certains domaines.

Don: L’exemple que j’utilise, en tant que non-spécialiste de la TI, en dehors du gouvernement, c’est celui de la Monnaie. Connaissez-vous le service?

Rebecca: La Monnaie! Oui, les services bancaires?

Don: Oui, eh bien, merci. Mais comment... comment est-ce qu’ils accèdent à vos données? Eh bien, vous avez le choix. Je suppose que vous pouvez soit téléverser une feuille de calcul chaque mois, soit leur donner simplement vos renseignements bancaires. C’est un peu suspect, vous savez.

Rebecca: Cet épisode n’est approuvé ni par la Monnaie royale ni par eHarmony.

Don: Mais je veux dire, comme c’est le cas avec une API qui conclut un contrat, nous avons des mesures de contrôle, nous pouvons avoir une autorisation et des choses comme ça, pour permettre l’accès aux services de manière contrôlée, pour apporter de la valeur.

Ainsley: Je pense aussi que le fait d’exiger des API rend le gouvernement plus transparent, car la plupart du temps, vous pouvez visiter une API comme un site Web, si elle n’est pas sécurisée, et vous pouvez donc simplement consulter les données. N’est-ce pas? Donc, si vous souhaitez simplement consulter des données, puis si vous êtes un amateur et que vous vous intéressez à diverses technologies, vous pourrez peut-être les intégrer. Si ce n’est pas le cas, les obstacles aux API ne sont pas au-dessus de votre niveau, je dirais.

Rebecca: J’adore ça. Il y a tellement de choses regroupées toutes ensemble et vous faites une sorte de conception de l’expérience utilisateur. D’une certaine manière, vous voyez en quelque sorte le test décisif de ce que les gens veulent. Et vous menez aussi des consultations de manière très systématique et continue, au lieu de dire : « Très bien, les gars, nous allons passer six mois à mener des consultations, là. » Nous allons commencer à établir les spécifications du projet. Je vais le déployer et nous verrons comment ça se passe. Donc j’aime vraiment beaucoup le fait que cela soit agile, inclusif et outillé. Je pense que c’est la seule question de suivi pour vous, Ainsley. Il y a cette théorie qu’on appelle théorie du contact. Et je me demande si, à présent que d’autres équipes voient ce que vous avez fait avec les API, vous voyez un certain intérêt? Dans d’autres équipes?

Ainsley: Oui, tout à fait, les gens se sont adressés plusieurs fois à moi pour obtenir de l’aide pour le développement de leur propre fonction Alexa. Il y en a donc une pour aider les Canadiens à obtenir leur citoyenneté. Donc, utiliser Alexa pour s’exercer concernant les connaissances à savoir. Il y a donc certainement plus de ministères qui utilisent les API pour développer leur fonction Alexa.

Rebecca: Je pense que c’est vraiment important pour nos auditeurs d’entendre cela, parce que cela signifie que le changement se produit, je pense parfois par petites étapes, et qu’ensuite une équipe s’y met. Un petit projet le fait, puis d’autres personnes peuvent le voir et il commence à prendre forme.

Laura: L’effet en chaîne.

Don: Oui, c’est ça, le succès s’appuie sur le succès.

Rebecca: Voilà. Exactement.

Oui. Je pense donc que nous avons vraiment couvert beaucoup de sujets. Et je pense que c’était vraiment remarquable. J’ai tellement appris à ce sujet. Et je vous suis tellement reconnaissante pour votre temps, pour votre perspicacité. Et nous allons inclure certains des liens que vous avez mentionnés dans nos notes de présentation, afin que les gens puissent en apprendre davantage, et nous allons conclure sur la façon d’obtenir de l’aide concernant le magasin des API. Et oui, c’était fantastique. Merci à tous. Merci à nos auditeurs. Et pour trouver Trajetsenbus, rendez-vous à busrides-trajetsenbus.ca. Et donc oui, merci beaucoup, tout le monde.

Notes d’émission du balado

Rebecca Nava

Writer with regional roots and a passion for empowering public servants. *** Rédactrice avec des racines régionales et une passion pour l'autonomisation des fonctionnaires.